Auteur : Géraldine Maurin

Pologne – 26 septembre – 10 octobre 2019

Une terre foulée par le meilleur et le pire de l’Homme.

Cześć! On a essayé 100 fois de dire correctement ‘bonjour’ en polonais, peine perdue !!!

Première étape dans ce pays : vidange ! On trouve une ferme sur la route où l’on s’installe pour quelques heures de bricolage (histoire de ne pas perdre la main!).

On en profite pour acheter du fromage tout frais, caoutchouteux et immangeable comme ça pour nous, mais goûteux, grillé sur tes tartines ! Encore une fois, on apprécie notre four!

Direction Frombork, au bord de la mer Baltique.

Le long de la frontière russe, la campagne est belle, verdoyante (il pleut, pour changer !). Ici, pas de ‘moose’ risquant de traverser la route mais de beaux ruminants, des renards et des chevreuils !!

Frombork est une petite ville de villégiature estivale et en cette mi-saison, il y a peu de vie. Colossale cathédrale de briques rouges, petit port et maison de Nicolas Copernic ! Saviez-vous que la Terre n’est pas au centre de l’Univers…?

Mathilde, grande magicienne, nous fait faire un beau tour de passe-passe! C’est sur sa page « le coin de Mathilde ».

Sur la route de Gdansk, on part à la chasse aux … bolets ! Quel régal !!

Gdansk. Plus grand port de Pologne. On est tout de suite charmés. Les couleurs pastels et l’architecture travaillée des façades et bâtiments civils et religieux, les vieux quais, les places pavées, les arches royales, l’ambiance détendue, l’ambre à l’honneur, la grande roue, le bateau pirate (un peu kitch), les sourires.

On y reste 4 jours, bien garés sur le parking de la marina de la police à deux pas du centre ville. J’y souffle ma bougie d’anniversaire par un beau jour de pluie, en mangeant un gâteau polonais à l’allure affriolante mais au goût chimique ! Comme quoi, « l’habit ne fait pas le moine » est aussi un adage valable pour les gâteaux !!!

Varsovie. On a fait l’étape en deux jours. On n’aime pas trop rouler des heures… On bivouaque en campagne, un peu de verdure et de calme après la ville. L’après-midi de notre arrivée, on ouvre nos parapluies pour arpenter le centre ville ancien.

 

Heureusement, le lendemain, le temps est plus clément. On fait la connaissance de Marie Curie, très sympa ! Mathilde fait un peu de physique dans sa maison natale. Et puis aussi Frederic Chopin. Avec lui, de prime abord cela semble plus simple, mais quand on essaye de faire comme lui, c’est pas de la tarte! On écoute ses œuvres jouées par l’organiste dans la Cathédrale, c’est très envoûtant.

La statue de Fred’chop’

En vidéo un morceau en direct live!

Varsovie après Gdansk nous paraît plus terne. La ville a été détruite pendant la guerre. Elle est belle mais on est moins touchés.

Le jeu là c’est : trouvez Mathilde!

Cracovie. Transit tranquille en deux jours. On se gare au pied du Château de Wavel, en plein centre ville, aux abords de la piste cyclable qui longe la Vistule, le fleuve polonais.

Jeu, idem, trouvez le Camion, vue prise du Château !

Premier petit repérage de nuit et fascination instantanée ! Les châteaux, églises, hôtels particuliers, rues, statues, fontaines sont admirablement éclairés et révèlent une noble beauté. Petit bémol : ça caille !

On passe 4 jours à découvrir la ville. Mathilde apprend à faire des sucettes,

on déguste les pierogis (raviolis polonais délicieux – notre coup de cœur, la taverne Kuchni Babcimaliny),

on va boire un café dans une ludothèque où l’on rencontre Caroline et Arthur avec leur petit Louis de 18 mois, un couple franco-polonais fort sympa ! (Arthur m’offre même une comptine polonaise, quelle chance!),

on fait des expériences/jeux dans le grand centre commercial,

on déambule dans le quartier juif, on visite le musée Schindler (on recommande! La visite on veut dire, parce que Schindler, il n’a pas été qu’un enfant de cœur…),

on parle beaucoup de la 2ième guerre mondiale et des nazis, on admire le château et son dragon,

on re-goûte les pierogis (15€ le repas pour 3!), et on trottinette !

On est impressionnés par le monde qu’il y a! Même hors saison. Il est certain que le tourisme représente à Cracovie une vraie économie. Qu’importe ! Pour un long week-end c’est une super ville à faire, il y en a pour tous les goûts!

Je conte en Allemagne le samedi 19 octobre. On a 15 jours devant nous. Vienne en Autriche nous tente. Mais c’est presque 700 km de plus, beaucoup de route pour trois jours sur place car on veut absolument passer par Prague. Par ailleurs entrer dans Vienne en camping-car semble compliqué. On fait donc le choix de ne pas aller en Autriche.

A quelques kilomètres de Cracovie, on visite la mine de sel de Wieliczka, accompagnés par une guide francophone. Notre groupe est petit : on est 10, c’est parfait ! La mine est impressionnante : 324 m de profondeur répartis sur neuf étages soit la Tour Eiffel à l’envers! On ne peut aller que jusqu’à 135m et on ne voit que 1 % de la mine et pourtant la visite dure trois heures!

Statues de sel.

Cathédrale.

Tout est en sel, si! si!

Charpente pour soutenir les cavités gigantesques.

Tranquillou, on prend la direction de Prague. À 1h de Cracovie, on s’arrête à Oswięcim, plus connu sous le nom allemand : Auschwitz (camps de concentration et d’extermination). Pendant que Mathilde reste en autonomie avec l’ordi et un choix de films dans le Camion, on suit un guide francophone. Il y a beaucoup, beaucoup de monde. Entre autres, des bus entiers de lycéens. C’est difficile de parler de cette abomination ici et de notre ressenti, les mots sont trop petits. Mais on est contents d’y être allés, pour transmettre et ne pas oublier.

89km et on arrive à Ostrava. Dans cette cité industrielle, la fonderie Arcelor Mital trône comme une vieille reine. Aujourd’hui arrêtée, la fonderie a été transformée en centre des sciences et musée. On y passe la journée ! Des heures à faire des expériences, à manipuler, à découvrir. Un régal!

Vidéo tour de roue, ci dessous.

Pour voir la vidéo de Mathilde, apprentie reporter, c’est sur sa page!

Ce séjour de 10 jours en Pologne est riche. On s’y sent bien. Les polonais sont agréables, souriants, avenants. Pays à priori peu attirant sur le papier, il est en fait plein de surprises et de ressources!

Charade de Mathilde. Attention, il y a plusieurs mots! 😉

Mon premier est le contraire de triste.

Mon deuxième est le contraire de tard.

(espace)

Mon troisième est le total de 2×1.

(espace)

Mon troisième est une onomatopée utilisée pour décrire un objet qui se casse.

Mon cinquième est indispensable à la vie  pour tout être de la terre.

Mon sixième est le contraire de mort.

Mon tout il n’en reste qu’un bout de mur.

“Those who do not remember the past are condemned to repeat it” George Santayana

Lettonie – Lituanie – 16 septembre – 25 septembre 2019

Sympathiques capitales.

Pour rejoindre Riga, on choisit un itinéraire par l’ouest vers la mer Baltique. Jolie étape à Haapsalu encore en Estonie, son vieux château, le banc de repos de Tchaikovsky, un minuscule musée autour des colons suédois, de bonnes confitures faites maison et miel du coin.

On fait aussi une petite étape à Pärnu, visitée en trot’, à la vitesse de … trot’ et c’était bien suffisant. Rien d’extraordinaire, mis à part un vent à décorner les bœufs !

Lettonie ! On arrive à Riga de nuit. C’est beau. Les ponts sont illuminés et ont des courbes flatteuses.

Grâce à l’application Park4night (magique !), on s’installe sur un petit parking sécurisé devant une marina, avec wc et douches ! Ah ah grand luxe! Riga nous plaît d’emblée. C’est difficile d’expliquer une atmosphère… On sent comme un vent de liberté souffler sur la ville (en même temps vu l’histoire de la ville ce n’est pas étonnant! Il y a à peine cent ans que le pays est indépendant !). Les rues sont belles et vastes. Les façades ont mille visages. C’est baroque, exotique, rococo et extrêmement fin et délicat.

On explore le grand marché couvert où on fait un stock de légumes frais à des prix abordables (enfin!!!!!!!).

On admire les multiples créations en laine qui colorent les magasins. On teste une cantine populaire « Pelmeni XL » (Pelmeni : petits raviolis fourrés), des boulangeries typiques « Mārtina Bekereja » & »Rigensis » et une taverne incroyable le « Folkklubs Ala Pagrabs » : une immense cave voûtée, chaleureuse, frémissante, emplie de voix, tintements de verres et cliquetis de couverts. On adore! Palme d’or!

Mathilde a aussi RDV avec une doctoresse pour vérifier l’état de son tympan. En cours de cicatrisation. Tout va bien. Les gouttes qu’elle lui prescrit ne sont plus utilisées en France depuis 20 ans mais tout va bien !

A 75 km de Riga, le château de Rundāle. On dort au pied du château et on se sent un peu Prince et Princesses en se réveillant face à lui. Pour nous tout ça ?? Il pleut toute la journée, alors on prend notre temps, de pièces en pièces, chambres en chambres. Tout est rénové avec goût, charme et respect de la bâtisse et de son âme. A la lueur d’une éclaircie, on court visiter les jardins.

Re 75 km plus loin et une frontière, on arrive à Jurgaičiai en Lituanie pour découvrir la colline aux croix, lieu de pèlerinage aujourd’hui mais aussi symbole de protestation contre le régime soviétique hier.

200km. Kaunas et Rumsiskēs.

Petit tour rapide dans la ville de Kaunas (prononcer Kaonass) qui a bien souffert pendant la guerre et après sous le joug des russes. Il reste néanmoins quelques beaux édifices en briques rouges.

C’est un immense parc ethnographique que l’on arpente pendant 4 h à Rumsiskēs. On recule de quelques centaines d’années en visitant les habitats reconstitués du parc, on s’étonne des charpentes, toitures, fours à pain, foyers, puits, moulins, écuries, mobiliers… Une belle promenade et une précieuse source d’inspiration pour mes histoires !

Un village du parc a fait l’objet d’un tournage de film ; on découvre l’envers du décor!

Trakai, à 40 km de Vilnius. Perché sur une île au milieu du lac , un magnifique château médiéval (mais tout neuf ! Il a été entièrement reconstruit dans les années 1960). C’est dans ce cadre magnifique que l’on va toucher le ciel en montgolfière ! Cadeau de mariage de nos témoins, frère de Xavier et Tatie Caro. Quelle aventure ! Le dépliage du ballon, le gonflage, le bruit assourdissant de la flamme, le décollage, la sensation de plénitude dans le ciel, le calme (si on fait abstraction des bimbos russes ou des chinois qui ne pensent qu’à vous pousser pour faire le plus beau selfie du monde et le partager instantanément sur les réseaux sociaux !), le survol du lac, du château, le coucher de soleil (le seul soir où il ne pleut pas !), la manœuvre de descente, l’atterrissage (aïe!), la coupette de champagne parce qu’on est en vie (!) et enfin le pliage du ballon. EXTRAORDINAIRE. Ce soir là, après avoir touché les étoiles du bout des doigts, on en a plein les yeux!

Ci dessous, la vidéo du décollage.

 

Le lendemain, pluie! Aaaaargh je sais que c’est canicule en France chez nous c’est pluinicule!!! 🙁 Qu’importe, on va visiter le château de Trakai vu du ciel la veille.

Vilnius. Pluie. C’est tortueux Vilnius, on a du mal à se repérer. On y traînaille en alternant les restos, bars et salons de thé sympas.

Un rayon de soleil sur trois jours!! Vite vite ! Photos!!

A Vilnius, les taxis sont verts, bien verts…

Quartier “nouveau”.

Là, c’est plus ancien! 🙂

On y achète aussi l’huile nécessaire pour la vidange du Camion.

26 septembre, on reprend la route, direction la Pologne.

Les Pays Baltes sont paisibles. Sauf sur la route : faut pas avoir peur de voir se transformer les deux voies en trois voies! Le sport national ici c’est de se dépasser par le milieu!! Mais çaaaa paaaasssssse! Pour dormir la nuit, on se sent toujours en sécurité dans le Camion. Aucun problème pour trouver de l’eau, essentiellement dans les stations-service.

Merci pour vos commentaires!! Nous les lisons toujours avec grand plaisir.

Vous pouvez aussi voir notre parcours sur l’onglet “voir l’itinéraire“.

Voici la nouvelle charade de Mathilde. Un peu plus facile (no comment !) …! Pour répondre à la charade, vous pouvez envoyer un mail à Mathilde : mathildepourat{@}gmail.com. Svp, merci de ne pas répondre aux charades dans les commentaires : c’est trop facile après pour ceux qui ne trouvent pas, lol!!

Par ailleurs, en cliquant sur la page « le coin de Mathilde » vous pouvez découvrir un de ces fabuleux tour de magie qu’elle travaille toute seule pendant que nous roulons sur les routes d’Europe!

Charade de Mathilde :

Mon premier on y passe toute la nuit dedans.

Mon deuxième est le deuxième pronom personnel du singulier.

Mon troisième est la première lettre de l’alphabet.

Mon quatrième c’est l’endroit où les oiseaux pondent leurs œufs.

Mon tout est le dernier de nos Pays Baltes.

A vite !

Estonie – 08 septembre – 15 septembre 2019

Tallinn – Trouvailles et retrouvailles bis!

Tallinn, 21h30. On débarque. Le paquebot était énorme et sa gueule engloutissant camions, voitures et camping-car gigantesque !

Tallinn est lumineuse. On remplit les bouteilles de gaz (LPG, inexistant en Finlande), on fait le plein d’eau, un repérage à l’aéroport et on attend Charlotte en observant du coin de l’œil quelques alcolos bien imbibés.

23h30… Notre Belle Grande!

Lundi matin, Mathilde vient me voir : « Maman, j’ai un truc qui coule de l’oreille… » Ah, ben oui, c’est du sang… 🙁 La matinée est consacrée à la découverte de l’hôpital pour enfants de Tallinn. Verdict : très bien et le tympan percé, gouttes et antibiotiques. Mathilde n’a pas mal et semble ne pas avoir perdu l’audition.

On se balade ensuite dans le centre-ville avant de prendre la direction du nord de Tallinn invités chez Olga et Priit Pärn, tous deux artistes de renom dans la peinture, l’illustration et les films d’animation. Avec Olga, c’est une longue histoire : je l’ai rencontrée à Valence (26) en 2001. Elle faisait une formation à l’école d’arts de la Poudrière. Elle s’est beaucoup occupée de Charlotte petite et est l’auteur de toutes les illustrations de mon univers de conteuse (site, Cd, affiches, plaquettes….) et de notre magnifique logo/dessin Pouratlefaire! Ce sont de belles retrouvailles car si on travaille depuis longtemps ensemble, on ne s’est pas revues depuis… 15 ans!

On est accueillis comme des rois, la soirée est magique et joyeuse !

Mardi. Quelques rayons de soleil. On arpente la vieille ville, pavé par pavé. On découvre les tartes au fromage ‘hatsapuri’ et les raviolis ‘kibaki’, bons ! Peut être un poil roboratif…? Le soir, on teste une taverne-cave et les bières locales.

Mercredi. Musée maritime. Fait un temps affreux! Non, un temps parfait pour un musée! On visite un brise-glace, des bateaux de guerre, un sous-marin ; on se prend quelques instants pour des officiers de marine ou petits mousses ; on imagine les mots cachés dans des bouteilles à la mer…. Bref, on recommande vivement cet espace riche et hyper design !

Le brise glace, vue d’ensemble et vue de ses entrailles !

Bateaux de guerre.

Le sous marin.

Bouteilles et mots (doux?)

Jeudi. Contes et emplettes. Le matin, RDV pour moi à l’Institut Français. Je conte pour un groupe d’environ 50 ados de 12 à 15 ans. L’équipe de l’Institut est super et c’est bien agréable d’échanger nos expériences.

L’après-midi, on flâne en famille, on fait quelques achats (un sac pour la grande et un joli mouton pour ma future création, il est tout doux, j’adore!) et on emmène Charlotte à l’aéroport. C’était bon, court, intense… What better ? Longer!

Le soir, invités par Virginie de l’Institut Français, on profite d’une french-rencontre très sympathique dans un café branché de Tallinn. Incroyable : on comprend tout ce que les gens disent !!!?

Vendredi. Il pleut. Je raconte à l’école européenne de Tallinn. Pour les maternelles et pour les ados. Encore un bon moment de partage. Les jeunes parlent tous anglais couramment. Une de mes histoires de Nassreddin est traduite en direct par une jeune canadienne. Joli cadeau !

Fin de journée, on reprend la route après 5 jours à Tallinn.

C’est une ville sympa. Néanmoins, ses commerçants mériteraient d’être plus agréables. Arracher un sourire est un tour de passe-passe, se faire servir avec amabilité au resto-café-kiosque, un tour de magie, recevoir un ‘bonjour‘ en retour du nôtre, un tour de force…

Charade de Mathilde :

Mon premier est une note de musique.

Mon deuxième est une boisson que l’on boit à 16h.

Mon troisième est un mois où on fait ce qu’il nous plaît.

Mon quatrième est le verbe dire conjuguer à la première personne du singulier.

Mon cinquième est une voyelle avec un accent aigu.

Mon sixième est un synonyme de vallée.

Mon tout représente Tallinn.

Finlande – 02 septembre – 08 septembre 2019

Trouvailles et retrouvailles !

Helsinki. Les grands-parents arrivent ! C’est bon de se voir! Retrouvailles joyeuses !

Helsinki est une ville « neuve », moderne, aérée. On la visite en tour-bus, en bateau, en trottinette et à pied ! Il pleut souvent mais on arrive à passer entre les gouttes ! On navigue avec le Camion entre le port commercial où l’on dort le soir (et où on admire la magnifique fresque qui entoure un chantier) et le quartier de l’hôtel. On déjeune ou pique-nique en ville à midi (délicieuse friture sur le marché en plein air entre autre) et le soir, on déguste à l’hôtel les poissons pêchés en Norvège (lieu noir, cabillaud).

Place du Sénat – Jeu : trouvez Guy & Mady!

Les fresques du chantier, je n’ai pas pu tout prendre!

On a reçu par porteur-Pourat un délicieux pain de L’Artis’Anne ! Et là, je ne sais pas qui est la star : Xavier ou le pain?

Forteresse de Suomenlinna.

Au marché du port, on fait quelques trouvailles pour ma future création contes. Helsinki, c’est aussi pour moi les retrouvailles avec mes histoires : je conte à l’Ecole européenne et au Lycée Franco-Finlandais. 7 séances de la maternelle au CE2. 150 enfants. Un régal!J’ai récolté aussi de jolies comptines finnoises !

 

Le dernier soir c’est restaurant (Ateljé Finne – Arkadiankatu 14) ! Il a fallu un peu insister pour qu’ils nous accueillent à 7, ce qui nous étonne car le resto est loin d’être plein…. La serveuse est adorable mais speed et toujours en train de s’excuser de nous faire attendre entre les plats. « Sorry, so sorry… ». Arrivent les desserts et là surprise : elle en amène 3 à Mathilde pour s’excuser du retard service. On finit par comprendre qu’en Finlande, il est inadmissible d’attendre entre les plats, que le service doit être très très rapide ! Mais, don’t worry :  on est Français, on a le temps, on a envie de le prendre, on passe une excellente soirée et on se régale !

Quelle rigolade !

Le dernier jour, on emmène nos parents dans un parc naturel comme les affectionnent les finlandais : forêt, lac, balade, sauna, buffet-soupe au snack.

Après avoir déposé nos parents à l’aéroport, nous repartons au port d’Helsinki pour prendre un ferry direction Tallinn. Bye-bye la Scandinavie. 3h de traversée et à l’arrivée, plein gaz sur … l’aéroport estonien : Charlotte arrive à 23h30!

Bilan de la Finlande. Un beau pays de forêts et de lacs où la nature est reine. On a ressenti globalement les Finlandais froids et peu accueillants. A refaire sur nos 10 semaines en Scandinavie, on consacrerait une semaine pour découvrir Stockholm et une semaine/10jours pour monter au cap nord et profiter plus de la Laponie. On aurait pu traverser la Finlande facilement en 15j. Mais c’est ainsi, on a bien profité, pas de regret !

Charade de Mathilde :

Mon premier est une trace que les hommes laissent derrière eux.

Mon deuxième est au bout du postérieur d’un chat chien cheval …….

Mon troisième est le contraire de laid.

Mon tout nous permit de rejoindre Tallinn.

 

Finlande – 18 août – 1er septembre 2019

Cure de saunas et traque d’élans!

Il ne fait pas très beau pour cette mi-août. Un 18 degrés max et souvent de la pluie. On décide de descendre la Finlande par l’est et sa région mythique des lacs. On a un rythme tranquille. On traînasse et on fait l’école tous les matins. L’après-midi est consacrée aux découvertes, balades, activités.

KUOPIO. Après des semaines de nature, on a envie de flâner en ville. La ville de Kuopio est accueillante, piétonne, petite mais assez grosse (vous voyez?) et on trouve un parking au bord du lac. Xavier et Mathilde testent les plongeoirs, on trottinette, on bade, on mange des fraises, on piscine, on fait les lessives et surtout (on est venus pour ça !) on teste le smoke sauna traditionnel Jätkänkämppa (ouvert les mardis et jeudis). Il est au sud de Kuopio, au bord du lac. Le cadre est idyllique. Beaucoup de locaux sont là. Nus. Il y fait hyper chaud! Cela sent le feu de bois et la fumée. C’est agréable. Dès que ce n’est plus tenable dedans (les locaux déversent moult louches d’eau!!), on court (nus ou pas…) et plouf ! Dans le lac gelé ! Et on recommence ! Un vrai challenge ! On a adoré !

JÄMSÄ. Avant de traverser la région des lacs, on fait un crochet par la petite bourgade de Jämsä où il y a une ferme d’élans. Les voir à l’état sauvage est bien sûr l’objectif mais ils se cachent bien! La ferme est plus un resto traditionnel touristique avec deux élans pour attirer la clientèle. Mais, on est fin de saison et on arrive la veille de la fermeture : il n’y a presque personne. Après une après-midi kayak (avec orage!!) on est attablés à 16h pour déguster l’émincé d’élan sur lit de purée et confiture à la groseille. Bon, c’est à goûter une fois, mais cela ne restera pas dans les annales (le prix oui!). Après ce déjeuner-goûter (!), Sacha, l’homme à tout faire du resto nous emmène (enfin !) voir les élans. Le mâle est costaud et tout doux. La femelle a mis bas deux mois auparavant de deux petits. Elle n’est pas commode. On profite de ce bon moment, on aide Sacha à les nourrir. Sacha est russe, installé en Finlande depuis 20 ans. Il a une belle relation avec l’élan mâle. 70 000 élans sont tués par les chasseurs chaque année.  On se demande comment ils les trouvent !!! (en fait Sacha nous explique : les chasseurs lancent les chiens équipés de GPS et micros. Pendant que les chiens courent, ils boivent,mangent des saucisses et quand les  chiens aboient, ils prennent leur 4×4 et leurs fusils… ). Quand on a dit à Sacha notre déception de ne pas en avoir vu, il nous répond : «soyez contents c’est très mauvais de croiser un élan avec le camping-car ! ». Et Sacha nous fait un super cadeau !

Vidéo du baiser de l’élan ci dessous.

En route vers le lac SAIMA. Fait suffisamment rare en Finlande pour être souligné : miel à vendre au bord de la route ! Dans ce pays, quasi pas de ventes à la ferme. Pas de petits commerces non plus (boucherie, épicerie…) mais pléthore de supermarchés et stations essence-market. Alors du miel sur la route, pensez donc, on y a sauté dessus telles des … abeilles affamées ! C’est en libre service, avec une boîte pour les sous.

Le temps s’améliore : 22/25 degrés et soleil ! A Mikkeli, joli parc et presbytère. Mais une fois de plus, force est de constater que culture et histoire ne sont pas les forces de la Finlande. 

On repart vite et à Anttola, bourgade de 2000 habitants (mais tellement dispersés que c’est comme les élans : on ne voit personne !), on trouve deux petits havres de paix. Un parking communal avec plage et plongeoir. Et un complexe hôtelier avec sauna piscine et lac. Quatre jours supers : balade en forêt, chamalows grillés au feu de bois, découverte de vin de baies, baignade, aquagym, bouffées de chaleur, wifi (je fais mes résas pour l’Asie!), la série enfant Nils Holgerson et sortie en bateau tuk-tuk! 

PUUMALA. Petit port. Grand pont. On déniche un super coin pour faire du kayak. La plage est très jolie, le sous bois recouvert de mousse, on s’approche, on s’y enfonce ! Pas besoin d’aller en Afrique ou en Mongolie pour s’ensabler ! Après une heure de jurons, tout rentre dans l’ordre. Les kayaks glissent sur l’eau-miroir du lac. Avec Mathilde, je vogue vers la pointe de l’île pour admirer le coucher du soleil (à 20h15! On a perdu 7 h d’ensoleillement en 3 semaines !). C’est bôôôôô!

Descente vers Helsinki. La route longe la frontière russe. Saint Petersburg n’est qu’à 232km! Les rapides d’Imatra sont closed, on a juste le temps de mouiller les parapluies. Lappeenranta, à quelques kilomètres nous offre ses magnifiques sculptures de sable. Kotka, un sympathique aquarium. Porvoo, à une demi-heure d’Helsinki, est dit comme le plus vieux village de Finlande. Maisons rouges, rues de gros pavés, cathédrale (ah bon?!), charmant port. 

Au hasard de la recherche de bivouac, on tombe sur une guinguette locale : un restaurant qui fête la fin de la saison. Buffet avec ‘smoked’ cochon, concert de blues, magicien. Bien chouette ! On est quand même sidérés par le taux d’alcoolémie finlandais atteint à la mi soirée !!!

Nous voilà à Helsinki. Repérages faits pour hôtel, parking : nos parents arrivent ! 

Repérages faits pour les deux écoles : je conte pour des maternelles et des primaires !

Charlotte a fini sa colo, elle profite de vacances bien méritées. Il était temps, elle se faisait des cheveux blancs !!

Charade de Mathilde.

Mon premier est le contraire de début. 

Mon deuxième est le contraire de rapide.

Mon troisième est 1+1.

Mon tout : on n’y a pas vu d’élan sauvage!

 

Bonne rentrée !

Finlande – 08 août – 17 août 2019.

Des pins, des bouleaux, des pins, des bouleaux, des pins, des bouleaux… Oh! … Un renne!

Quitter la Norvège nous est un peu difficile, on y était si bien ! Les premiers paysages de la Finlande sont montagneux. On passe quelques stations de ski. C’est l’occasion de faire des pauses et quelques jolies promenades.

Le temps est maussade. Nuages gris se mêlent au vent et à la pluie.

Disons le carrément : on est nostalgiques !

Le premier soir, à Jukkasjäri on s’installe sur le parking de l’hôtel de Glace. Sauna et douche chaude à volonté, un vrai plaisir ! Le lendemain matin, on visite les chambres de L’Ice Hôtel. On s’équipe de capes bien chaudes. C’est magique ! Le château de la Reine des Neiges!!! Les chambres sont magnifiques, les sculpteurs ont d’énormes talents. Il est possible de dormir dans chacune d’elles, mais les prix sont aussi impressionnants que le cadre et elles sont réservées très longtemps à l’avance. Après le froid, on re-profite du sauna.

A la sortie du village, il y a la reconstitution d’un village sami, avec un petit élevage de rennes. Ce même lieu était auparavant un marché prisé par les Samis. Ils s’y retrouvaient, faisaient commerce, réglaient les problèmes, chantaient … C’est Guillaume, un jeune français qui nous accueille. Mathilde donne à manger aux rennes, apprend à faire du lasso et rencontre … Mathilda! Suédoise, 10 ans aussi. On déguste un bon hamburger de renne et grâce à Nathalie, la maman de Mathilda, je récolte ma deuxième comptine : suédoise !

On roule. C’est plat, la route traverse des hectares de forêt. Des pins, des pins, des bouleaux… On désespère de voir un élan, par contre on se régale avec les rennes ! On a la chance de croiser plusieurs troupeaux !

(vidéo des rennes sur la route ci-dessous, il faut être sur le blog pour la lire – je vais trouver une parade!)

Un soir, en cherchant un bivouac, on a la chance d’approcher de très près un tétras lyre (et même de se faire attaquer, mais ça, on le racontera à ceux qui nous paieront une bière!).

Rovaniemi. Visite du musée Arktikum, de Pilke Centre de Recherches sur les forêts et du Rovaniemi Art Museum (on a pris le culture pass, fort intéressant).

On passe en fin de soirée au village du Père Noël et surtout on franchit le cercle polaire arctique une nouvelle fois, mais à pied !

Les bivouacs sont très sauvages, très beaux, tranquilles mais néanmoins infestés de moustiques !

On se dirige vers la frontière russe vers Kuusamo. J’ai lu sur le Lonely Planet qu’un finlandais avait recueilli des ours orphelins et condamnés. Mais, en farfouillant sur le net, je lis aussi que les ours sont dans des cages sales, les visites courtes et en finlandais. En plus, il pleut… On change de cap après une belle balade en forêt à cueillir des myrtilles (délicieuses dans les cookies !). Direction Ranua pour visiter le zoo.

Et on n’est pas déçus de notre choix !!! Le zoo est implanté au cœur de la forêt, très bien aménagé, les animaux sont beaux et bien soignés, les soigneurs bienveillants avec eux et les visiteurs. On y passe une belle journée ! On a la chance d’assister aux jeux de Gonzalez (!?) l’ours blanc de 2 ans et demi et de Harry, la vieille loutre de 14 ans (mais quelle énergie !). Il y a aussi des élans mais vous n’allez pas nous croire…: on ne les voit pas! Cachés !

(Pour voir la vidéo ci dessous de Gonzalez, l’ours blanc en train de jouer, il faut être sur le blog)

Oulu. Nord de la côte ouest. La pluie est au programme, on a repéré un centre/musée de la science qui a l’air chouette. On n’ira pas : on rencontre Julien, Claire, Léna (10 ans) et Coleen (5 ans). Voyageurs au long cours, ils ont tout vendu pour ce voyage à travers l’europe. On s’entend bien. Tout naturellement, on passe 48h de bon temps ensemble : balades, barbecue, chamalos grillés, pêche (infructueuse!), jeux et cookies ! Et chance, il ne pleut pas!

On continue la descente vers Helsinki. Direction la région des lacs! J’espère pouvoir faire du kayak !

Charlotte est toujours en colo. Brillante cette fois!

Charade-phrase de Mathilde :

Mon premier est une voyelle avec un accent aigu.

Mon deuxième est le contraire de rapide.

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Mon troisième est la moitié de 1*2.

Mon quatrième est le prénom du panda dans le film “Kung fu panda”.

Mon cinquième est support circulaire avec un milieu qui vaut cent points.

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Mon sixième est la première lettre de l’alphabet.

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Mon septième est la traduction de “to see” en français.

Mon tout est dans les prairies mais se cache bien!

Voilà, voilà, petite info, si vous cliquez sur l’onglet “suivre l’itinéraire”, vous pouvez voir une carte avec notre trajet. A vite!

Norvège – Lofoten / Vesterålen – 26 juillet – 07 août 2019

Petits mots pour géantes beautés.

Juste avant de prendre le bateau pré-réservé à Bodø pour les Lofoten, on s’arrête observer les tourbillons du Saltstraumen. Les différents courants s’entrechoquent et ça bouillonne ! Le poisson y foisonne et Xavier se sent pousser des écailles ! 

Bodø en trottinette, repérage du ferry, petite nuit, levé aux aurores (enfin, ça c’est n’importe quoi vu qu’il ne fait jamais nuit! Disons lever 6h!) et hop! 3h de traversée pour les îles mythiques de Norvège. Le temps est avec nous et il le restera tout notre séjour (entendez par là qu’il y a du soleil, pas de brume ni de grisaille. Chaleur n’est néanmoins pas dans le vocabulaire norvégien !) 

Les mots me manquent pour parler de ces îles. J’ai lu dans un blog que c’étaient les îles des superlatifs, je rajouterais des SUPER-superlatifs… Tout est magnifique, magique. La beauté du paysage est telle que cela fait presque mal aux yeux. Roches, montagnes, landes, mer, lacs, fjords, oiseaux, maisons colorées, fleurs. C’est vert, bleu, violet. C’est inlassable, indescriptible, immense. 

A part profiter de la nature et de son rythme apaisant et bienfaisant, on ne fait pas grand chose. Mais c’est déjà tellement énorme !

Là, c’est pour le fun! L’eau est à 12 degrés!! Mais je suis fière du challenge!

Souffleur de verre, un vrai show man! Il faisait bon dans l’atelier!

Belle et grosse randonnée de 1000m de dénivelé (notée moyenne par les norvégiens , elle serait classée difficile voir expert en France) : le sommet Himmelstinden. Quelle vue!

Chemins côtiers (entre 2 et 4h de marche) à Nusfjord/Nesland, Haukland / Utakleiv, Stø/Nyksund.

Rencontres avec des Norvégiens. J’avais lu qu’ils étaient froids et peu enclins à la rencontre. On ne ressent pas ça du tout ! Sourires, blagues, questions, leçons de pêche, découpe de filets de morue, échanges de poisson contre saucisson, services rendus, visite d’une pisciculture et ma première récolte de comptine ! On est toujours ‘Hi! Hi!’ ‘welcome’ et ‘enjoy’! Par ailleurs, ce pays est un havre de paix et de confiance : tout le monde laisse son matériel dehors, aucun antivol nul part, sécurité totale pour tous (et notre camping car), et c’est très très très agréable !

Rencontre avec des voyageurs et vacanciers français. Oui oui il y en a! La première famille de Chamonix (Emma, Zian, Sam, Néo et Lili..) a un « p’tit gros » : un gros camion 4*4. Jeux de plage dans cadre de rêve (mais eau à 12!) grillades de maquereaux, rêves et bouquets de fleurs des champs confectionnés par Mathilde et Lili.

Les quatre autres familles, on les croise aux Vesterålen dans une maison communautaire libre et accueillante. Un endroit comme il n’en existe pas ailleurs ! C’est drôle ce joyeux troupeau de Français que l’on forme! Les mômes (une dizaine) jouent sans relâche. De belles énergies pour l’anniversaire de Xavier ! Chamallos au barbecue, ventrées de gaufres, et un bel atelier peinture avec Emma.

Tout au nord des sauvages Vesterålen c’est le point de départ pour aller frôler les baleines. Mais le temps est trop venteux, la mer mauvaise, le bateau est annulé. Zut ! Faudra revenir ! 

Départ pour la Finlande. La route longe les fjords. On est seuls au monde! On a un petit pincement au cœur de quitter ce beau pays.

Toute petite déception : pas vu d’élan… Et pourtant on a guetté !! 

Et pendant ce temps là, notre belle grande fabrique encore des souvenirs pour des 12-14 dans le Verdon. Oui oui elle a toutes sortes de cheveux, c’est une vraie caméléon ! 🙂

Nouvelle charade de Mathilde :

Mon premier est un synonyme de blouson.

Mon deuxième est une boisson qui est chaude et servie à 4h.

Mon troisième est un petit être gris et nuisible.

Mon quatrième est sur le dos de mes amis norvégiens qui sont sur les routes.

Mon tout j’y ai marché dessus.

Petit Bonus…

Norvège – 17 juillet – 25 juillet 2019

Décalés.

Avec ce voyage au long cours, c’était notre objectif : vivre un an hors temps. Décalés…

Avec la Norvège, l’entrée en matière est fulgurante! La « faute » au soleil de minuit. Il fait jour jusqu’à 1h du mat, à peine sombre entre 1h05 et 3h et à 3h05 c’est reparti pour un tour! Ici se « coucher avec les poules » est une expression qui n’existe pas! Parce qu’il n’y a pas de poules et j’ai compris pourquoi : les coqs passeraient leur temps à chanter! Bref… Du coup, difficile d’être au lit tôt. On se balade tard, on bivouaque tard, on mange tard, on vit tard. Et on dort le matin. Non non l’expression « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » n’existe pas non plus! 😉

Après le fjord de Geiranger, on a sillonné toutes sortes de routes, celle des aigles, celle des trolls, celle numéro 17. Merveilles permanentes.

On a fait belles rencontres. Tout d’abord, une famille de haut-savoyards : Gwénaëlle, Jean-Luc et Chloé (9ans) ; les filles ont passé leur soirée à collecter des cailloux d’or dans la montagne et nous à papoter et échanger de bons plans! Les rencontres françaises sont rares et quand elles sont chouettes, elles sont d’autant plus savoureuses.

Puis deux pêcheurs norvégiens.  Ils ont offert à Mathilde une canne à pêche et ses premiers rudiments du sport national ! C’est le début de parties de pêche mémorables ! 

Enfin, un couple d’allemands équipés de bouteilles et de tout un bazar de pêche pour la cueillette des Saint-Jacques en plein fjord! Le monsieur a donné tellement de bons conseils à Xavier que dès le lendemain : grosse prise!

Attention, markrel, torsk, laksørret (z’avez vu notre niveau en norvégien ?!) et tutti quanti ont intérêt à nager au large!

Comme des flèches, en trottinettes, nous avons fait le tour de Trondheim. C’est beau, sympa mais la nature est si puissante qu’elle nous rappelle déjà !

Sur la route 17, de bacs en bacs, d’îles en îles, de couchers de soleil en couchers de soleil, de troupeaux de moutons en troupeaux de moutons (non pas vu d’élan, paraît qu’ils sortent tôt le matin, c’est sûrement pour ça…) on franchit le cercle polaire arctique … Des fées volent…

 

Imposant et gracieux, blanc et bleuté, clair et obscur, le glacier de Svartisen se mérite ! Lever tôt (non mais ça nous arrive quand même !), traversée en bateau, vélo et marche/escalade sportive, mais quel spectacle ! On a adoré ! 

Xavier n’en revient pas du nombre de Tesla croisées sur la route. A 100 000€ la voiture, cela laisse imaginer le niveau de vie du pays…

Moi, je n’en reviens pas de la taille des moustiques…. Mais soyons francs, on n’est pour l’instant peu gêné par ces bestioles là.

Mathilde a pu approcher, caresser et donner à manger à une famille d’élans. il y avait même un bébé de 7 semaines!

Côté température, on arrive à un petit 24 de moyenne avec pluie quasi tous les jours. Mais on dort bien et la pluie qui tambourine sur le Camion, ça berce! On cuisine quand fait trop gris. On a aussi des nouvelles de Charlotte qui fabrique des souvenirs en colo pour des 9-11 ans à Savines le Lac.

On s’approche des Lofoten… Prochain épisode !

Charade de Mathilde :

Mon premier est le contraire de dur.

Mon deuxième est un poisson souvent en boîte.

Mon tout court partout sur les routes de Norvège!

Alors?

Côte ouest de la Suède ; Norvège – 07 juillet – 16 juillet 2019

Bain de nature.

Après s’être abreuvés jusqu’à plus soif de villes, rues pavées, musées, culture et ambiances citadines, se mettre au vert est le bienvenu! Les trois jours le long de la côte ouest de la Suède nous re-naturalisent (ça se dit ça ??). Les côtes de la mer du Nord sont en roches noires, en près verdoyants, l’eau est limpide et pas si froide! Nos bivouacs sont sauvages, solitaires, vivifiants et surprenants : Xavier trouve un coin à huîtres !

Frontière, Oslo. Trottinettes ! On se régale! Découvrir la ville sur ces petits bolides tant attendus est un pied total ! Et un bonheur pour nos voûtes plantaires! 

oslo 1

oslo 2

oslo 3

On s’enfonce dans les terres. On se laisse happer par les paysages rugueux des montagnes. Objectif : l’Eglise de Borgund, vieille de 800 ans. Tout en bois, elle fait partie des 28 églises en bois debout rescapées du pays. Jolie, emplie d’histoire(s).

Au hasard de la route et des bivouacs, on découvre le Lustrafjorden en faisant une rando à couper le souffle (et les mollets !) et une superbe balade en kayak. Grandiose, sublime, juste wouahou (désigne une onomatopée d’émerveillement non le cri d’un chien !) ! Même les framboises vendues sur le bord de la route sont wouahou!

On passe aussi une bonne soirée avec Sophie, Tom, Marion et Hugo, des français en vacances.

Non loin, la montagne, dite Jostedalsbreen, nous offre à portée de main, son glacier. Après une reconnaissance en trottinettes sur une balade de 4km goudronnés, Xavier part seul toucher la glace, tandis que Mathilde et moi préparons les salades en écoutant « c’est pas sorcier » sur les glaciers.

Parfois le soir, ce n’est pas facile de trouver des bivouacs sauvages. On prend souvent des petits sentiers et advienne que Pourat! Cette fois là, on arrive dans un hameau, départ de rando jusqu’à une cascade. J’ai pris la photo avec le Camion à Minuit ! Fait clair !

Sur la route vers le fameux fjord Geiranger (classé 3 étoiles, note + + +, unesco et tutti quanti ), le Camion avale les cols et les côtes comme un gamin avale des bonbons ! C’est beau partout ! A un petit stop, on découvre un trou d’eau. Ni une ni deux, on saute ! C’est frais, c’est drôle et ça lave! 🙂

 

En route vers Geiranger. Le fameux ….

EEEEEEEEEEEEEEEETTTTT la barre des 100 000 !! Depuis le début du voyage, on a fait 4200 km!

La veille, on dort sur le plateau juste avant Geiranger, au pied du sommet Dalsnibba (1476m), surtout à côté de la neige !! 9 degrés à 4h du matin ! Xavier a un coup de panique…. Et si ça gelait? Mééé non….! Le col est néanmoins fermé de septembre à juin, ce n’est peut être pas pour rien ? Le panorama vu de Dalsnibba est très beau. Dommage que le lieu soit envahi de touristes en tous genres crachés par vagues de la gueule d’énormes bus qui font toute la journée des allers-retours. Etonnant qu’un pays comme la Norvège, très écolo, n’ait pas imposé des navettes électriques du bas où il y a le péage (cher) jusqu’au sommet…. Ah l’argent….

On arrive au Fameux Geiranger. Bon ben voilà…. Des gros bateaux immeubles croisières, un champ de camping-cars au bord de l’eau, des gens partout, des attrapes-nigauds-souvenirs-vide-ton-porte-monnaie tous les 2 m, ouh là là… On met quand même une étoile michelin car il y a une jolie et facile balade à faire le long d’un torrent, parce que le centre du patrimoine norvégien de Geiranger est sympa et parce que pour partir de là (vite!), on prend la route des Trolls, qui commence par une sacrée grimpette!!! Hue Camion !

Côté pratique, la Norvège est accueillante pour les voyageurs quelqueque soient leurs moyens de transport. On voit des tentes plantées un peu n’importe où, des camping-cars partout sur le bord des routes, des cyclistes, des backpackers. L’eau, les points de vidange sont facilement accessibles. Y’a que les légumes qui ne le sont pas, mais on a prévu le coup! 

Mathilde a trouvé 10 nok (1€) !! Et elle propose une nouvelle charade :

« Mon premier constitue le squelette des mammifères.

Mon deuxième est la 12ieme lettre de l’alphabet.

Mon troisième se boit.

Mon tout est la capitale de la Norvège. »

Youpi!

Danemark – 01 juillet – 07 juillet 2019

Les couleurs de la grisaille.

Qui a dit canicule? Il fait en moyenne 16/18 degrés, pulls, vestes, foulards et même bonnets sont de rigueur ! Il pleut quasi tous les jours de cette semaine danoise. On comprend pourquoi, dans cette grisaille, les danois parent leurs maisons de couleurs arc en ciel. Et c’est superbe.

Notre premier bivouac danois est dans une ferme. Vaches, veaux de 2 semaines, chevaux et poulains sont nos voisins. On découvre un sport national : le Ring Riding! Et le propriétaire de la ferme est maitre. Au galop, il s’agit, avec une sorte de javelot, d’attraper une pièce trouée suspendue. Naturellement le trou est tout petit…!

Odense, ville natale de l’écrivain-conteur Hans Christian Andersen. Visite en trott’, trop bien!

Premier ferry pour découvrir les iles du sud. Énorme! On est comme des dingues, on court partout, tout est démesuré!

 

Ces iles du sud, 150km sous Copenhague, nous ravissent, nous dépaysent. Du coup, on adopte la « hygge attitude » (prononcer « hoo-gah »). On randonne, on entretient nos tissus adipeux, on découvre les falaises de craie, on rigole, on bivouaque dans des endroits très beaux.

 

 

 

 

 

On remonte vers Roskilde faire les Vikings! On aurait pu faire les fans de rockeurs car on tombe en plein festival international de Rock. Mais sous la pluie et dans la boue aux effluves de cannabis, cela ne nous tente pas! On découvre la culture Viking dans le magnifique musée maritime et en pratiquant : manoeuvre de bateau viking, sortie du port à la rame, levée de voile ; les seules choses qu’on n’a pas pu faire c’est trancher les têtes et récolter les trésors. Un peu déçus… LOL

 

Copenhague. Miracle : la météo annonce le jeudi ensoleillé! Vite vite à la capitale! On prend des cartes pass (Copenhagen card) qui incluent transports et attractions et on les rentabilise! Jardins de Tivoli (annoncé comme un immanquable, c’est un parc d’attractions, certes joli, mais hors de prix, et sans grand intérêt, du coup, on se console en payant une barbe à papa promise à Mathilde). Tour en bateau (peinard), train à pépé/mémé (vous savez le petit train kitch, qui fait le tour des vieilles rues!), Christiansborg le Palais Royal (magnifique) , Ecuries royales (royales…), Centre du Guiness des records (drôle), la Tour Ronde (rondement belle), la petite sirène (de dos!) et l’Aquarium (bondé). Au port de Copenhague où on bivouaque, on rencontre deux familles on the road, c’est chouette, les enfants s’éclatent, et nous, on s’échange les petits tuyaux, les impressions et vies de voyageurs.

Elseneur. 70 km au nord de Copenhaguee. Kronborg, le Château de Hamlet! Des comédiens font revivre la tragédie de Shakespeare, dans sa langue, naturellement. Comme dit Mathilde «J’ai rien compris, mais ils meurent tous à la fin».

D’Elseneur, on prend un ferry pour la Suède, à 20 min de bateau (et 90€!).

L’Havamal, le manuel de savoir vivre des Vikings dit
« Le voyageur lointain
De bon sens a besoin
Tout chez soi est aisé
Celui qui en est privé
deviendra la risée
Des gens avertis qui l’entourent. »

On prend note!

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