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Une terre foulée par le meilleur et le pire de l’Homme.

Cześć! On a essayé 100 fois de dire correctement ‘bonjour’ en polonais, peine perdue !!!

Première étape dans ce pays : vidange ! On trouve une ferme sur la route où l’on s’installe pour quelques heures de bricolage (histoire de ne pas perdre la main!).

On en profite pour acheter du fromage tout frais, caoutchouteux et immangeable comme ça pour nous, mais goûteux, grillé sur tes tartines ! Encore une fois, on apprécie notre four!

Direction Frombork, au bord de la mer Baltique.

Le long de la frontière russe, la campagne est belle, verdoyante (il pleut, pour changer !). Ici, pas de ‘moose’ risquant de traverser la route mais de beaux ruminants, des renards et des chevreuils !!

Frombork est une petite ville de villégiature estivale et en cette mi-saison, il y a peu de vie. Colossale cathédrale de briques rouges, petit port et maison de Nicolas Copernic ! Saviez-vous que la Terre n’est pas au centre de l’Univers…?

Mathilde, grande magicienne, nous fait faire un beau tour de passe-passe! C’est sur sa page « le coin de Mathilde ».

Sur la route de Gdansk, on part à la chasse aux … bolets ! Quel régal !!

Gdansk. Plus grand port de Pologne. On est tout de suite charmés. Les couleurs pastels et l’architecture travaillée des façades et bâtiments civils et religieux, les vieux quais, les places pavées, les arches royales, l’ambiance détendue, l’ambre à l’honneur, la grande roue, le bateau pirate (un peu kitch), les sourires.

On y reste 4 jours, bien garés sur le parking de la marina de la police à deux pas du centre ville. J’y souffle ma bougie d’anniversaire par un beau jour de pluie, en mangeant un gâteau polonais à l’allure affriolante mais au goût chimique ! Comme quoi, « l’habit ne fait pas le moine » est aussi un adage valable pour les gâteaux !!!

Varsovie. On a fait l’étape en deux jours. On n’aime pas trop rouler des heures… On bivouaque en campagne, un peu de verdure et de calme après la ville. L’après-midi de notre arrivée, on ouvre nos parapluies pour arpenter le centre ville ancien.

 

Heureusement, le lendemain, le temps est plus clément. On fait la connaissance de Marie Curie, très sympa ! Mathilde fait un peu de physique dans sa maison natale. Et puis aussi Frederic Chopin. Avec lui, de prime abord cela semble plus simple, mais quand on essaye de faire comme lui, c’est pas de la tarte! On écoute ses œuvres jouées par l’organiste dans la Cathédrale, c’est très envoûtant.

La statue de Fred’chop’

En vidéo un morceau en direct live!

Varsovie après Gdansk nous paraît plus terne. La ville a été détruite pendant la guerre. Elle est belle mais on est moins touchés.

Le jeu là c’est : trouvez Mathilde!

Cracovie. Transit tranquille en deux jours. On se gare au pied du Château de Wavel, en plein centre ville, aux abords de la piste cyclable qui longe la Vistule, le fleuve polonais.

Jeu, idem, trouvez le Camion, vue prise du Château !

Premier petit repérage de nuit et fascination instantanée ! Les châteaux, églises, hôtels particuliers, rues, statues, fontaines sont admirablement éclairés et révèlent une noble beauté. Petit bémol : ça caille !

On passe 4 jours à découvrir la ville. Mathilde apprend à faire des sucettes,

on déguste les pierogis (raviolis polonais délicieux – notre coup de cœur, la taverne Kuchni Babcimaliny),

on va boire un café dans une ludothèque où l’on rencontre Caroline et Arthur avec leur petit Louis de 18 mois, un couple franco-polonais fort sympa ! (Arthur m’offre même une comptine polonaise, quelle chance!),

on fait des expériences/jeux dans le grand centre commercial,

on déambule dans le quartier juif, on visite le musée Schindler (on recommande! La visite on veut dire, parce que Schindler, il n’a pas été qu’un enfant de cœur…),

on parle beaucoup de la 2ième guerre mondiale et des nazis, on admire le château et son dragon,

on re-goûte les pierogis (15€ le repas pour 3!), et on trottinette !

On est impressionnés par le monde qu’il y a! Même hors saison. Il est certain que le tourisme représente à Cracovie une vraie économie. Qu’importe ! Pour un long week-end c’est une super ville à faire, il y en a pour tous les goûts!

Je conte en Allemagne le samedi 19 octobre. On a 15 jours devant nous. Vienne en Autriche nous tente. Mais c’est presque 700 km de plus, beaucoup de route pour trois jours sur place car on veut absolument passer par Prague. Par ailleurs entrer dans Vienne en camping-car semble compliqué. On fait donc le choix de ne pas aller en Autriche.

A quelques kilomètres de Cracovie, on visite la mine de sel de Wieliczka, accompagnés par une guide francophone. Notre groupe est petit : on est 10, c’est parfait ! La mine est impressionnante : 324 m de profondeur répartis sur neuf étages soit la Tour Eiffel à l’envers! On ne peut aller que jusqu’à 135m et on ne voit que 1 % de la mine et pourtant la visite dure trois heures!

Statues de sel.

Cathédrale.

Tout est en sel, si! si!

Charpente pour soutenir les cavités gigantesques.

Tranquillou, on prend la direction de Prague. À 1h de Cracovie, on s’arrête à Oswięcim, plus connu sous le nom allemand : Auschwitz (camps de concentration et d’extermination). Pendant que Mathilde reste en autonomie avec l’ordi et un choix de films dans le Camion, on suit un guide francophone. Il y a beaucoup, beaucoup de monde. Entre autres, des bus entiers de lycéens. C’est difficile de parler de cette abomination ici et de notre ressenti, les mots sont trop petits. Mais on est contents d’y être allés, pour transmettre et ne pas oublier.

89km et on arrive à Ostrava. Dans cette cité industrielle, la fonderie Arcelor Mital trône comme une vieille reine. Aujourd’hui arrêtée, la fonderie a été transformée en centre des sciences et musée. On y passe la journée ! Des heures à faire des expériences, à manipuler, à découvrir. Un régal!

Vidéo tour de roue, ci dessous.

Pour voir la vidéo de Mathilde, apprentie reporter, c’est sur sa page!

Ce séjour de 10 jours en Pologne est riche. On s’y sent bien. Les polonais sont agréables, souriants, avenants. Pays à priori peu attirant sur le papier, il est en fait plein de surprises et de ressources!

Charade de Mathilde. Attention, il y a plusieurs mots! 😉

Mon premier est le contraire de triste.

Mon deuxième est le contraire de tard.

(espace)

Mon troisième est le total de 2×1.

(espace)

Mon troisième est une onomatopée utilisée pour décrire un objet qui se casse.

Mon cinquième est indispensable à la vie  pour tout être de la terre.

Mon sixième est le contraire de mort.

Mon tout il n’en reste qu’un bout de mur.

“Those who do not remember the past are condemned to repeat it” George Santayana

Sympathiques capitales.

Pour rejoindre Riga, on choisit un itinéraire par l’ouest vers la mer Baltique. Jolie étape à Haapsalu encore en Estonie, son vieux château, le banc de repos de Tchaikovsky, un minuscule musée autour des colons suédois, de bonnes confitures faites maison et miel du coin.

On fait aussi une petite étape à Pärnu, visitée en trot’, à la vitesse de … trot’ et c’était bien suffisant. Rien d’extraordinaire, mis à part un vent à décorner les bœufs !

Lettonie ! On arrive à Riga de nuit. C’est beau. Les ponts sont illuminés et ont des courbes flatteuses.

Grâce à l’application Park4night (magique !), on s’installe sur un petit parking sécurisé devant une marina, avec wc et douches ! Ah ah grand luxe! Riga nous plaît d’emblée. C’est difficile d’expliquer une atmosphère… On sent comme un vent de liberté souffler sur la ville (en même temps vu l’histoire de la ville ce n’est pas étonnant! Il y a à peine cent ans que le pays est indépendant !). Les rues sont belles et vastes. Les façades ont mille visages. C’est baroque, exotique, rococo et extrêmement fin et délicat.

On explore le grand marché couvert où on fait un stock de légumes frais à des prix abordables (enfin!!!!!!!).

On admire les multiples créations en laine qui colorent les magasins. On teste une cantine populaire « Pelmeni XL » (Pelmeni : petits raviolis fourrés), des boulangeries typiques « Mārtina Bekereja » & »Rigensis » et une taverne incroyable le « Folkklubs Ala Pagrabs » : une immense cave voûtée, chaleureuse, frémissante, emplie de voix, tintements de verres et cliquetis de couverts. On adore! Palme d’or!

Mathilde a aussi RDV avec une doctoresse pour vérifier l’état de son tympan. En cours de cicatrisation. Tout va bien. Les gouttes qu’elle lui prescrit ne sont plus utilisées en France depuis 20 ans mais tout va bien !

A 75 km de Riga, le château de Rundāle. On dort au pied du château et on se sent un peu Prince et Princesses en se réveillant face à lui. Pour nous tout ça ?? Il pleut toute la journée, alors on prend notre temps, de pièces en pièces, chambres en chambres. Tout est rénové avec goût, charme et respect de la bâtisse et de son âme. A la lueur d’une éclaircie, on court visiter les jardins.

Re 75 km plus loin et une frontière, on arrive à Jurgaičiai en Lituanie pour découvrir la colline aux croix, lieu de pèlerinage aujourd’hui mais aussi symbole de protestation contre le régime soviétique hier.

200km. Kaunas et Rumsiskēs.

Petit tour rapide dans la ville de Kaunas (prononcer Kaonass) qui a bien souffert pendant la guerre et après sous le joug des russes. Il reste néanmoins quelques beaux édifices en briques rouges.

C’est un immense parc ethnographique que l’on arpente pendant 4 h à Rumsiskēs. On recule de quelques centaines d’années en visitant les habitats reconstitués du parc, on s’étonne des charpentes, toitures, fours à pain, foyers, puits, moulins, écuries, mobiliers… Une belle promenade et une précieuse source d’inspiration pour mes histoires !

Un village du parc a fait l’objet d’un tournage de film ; on découvre l’envers du décor!

Trakai, à 40 km de Vilnius. Perché sur une île au milieu du lac , un magnifique château médiéval (mais tout neuf ! Il a été entièrement reconstruit dans les années 1960). C’est dans ce cadre magnifique que l’on va toucher le ciel en montgolfière ! Cadeau de mariage de nos témoins, frère de Xavier et Tatie Caro. Quelle aventure ! Le dépliage du ballon, le gonflage, le bruit assourdissant de la flamme, le décollage, la sensation de plénitude dans le ciel, le calme (si on fait abstraction des bimbos russes ou des chinois qui ne pensent qu’à vous pousser pour faire le plus beau selfie du monde et le partager instantanément sur les réseaux sociaux !), le survol du lac, du château, le coucher de soleil (le seul soir où il ne pleut pas !), la manœuvre de descente, l’atterrissage (aïe!), la coupette de champagne parce qu’on est en vie (!) et enfin le pliage du ballon. EXTRAORDINAIRE. Ce soir là, après avoir touché les étoiles du bout des doigts, on en a plein les yeux!

Ci dessous, la vidéo du décollage.

 

Le lendemain, pluie! Aaaaargh je sais que c’est canicule en France chez nous c’est pluinicule!!! 🙁 Qu’importe, on va visiter le château de Trakai vu du ciel la veille.

Vilnius. Pluie. C’est tortueux Vilnius, on a du mal à se repérer. On y traînaille en alternant les restos, bars et salons de thé sympas.

Un rayon de soleil sur trois jours!! Vite vite ! Photos!!

A Vilnius, les taxis sont verts, bien verts…

Quartier “nouveau”.

Là, c’est plus ancien! 🙂

On y achète aussi l’huile nécessaire pour la vidange du Camion.

26 septembre, on reprend la route, direction la Pologne.

Les Pays Baltes sont paisibles. Sauf sur la route : faut pas avoir peur de voir se transformer les deux voies en trois voies! Le sport national ici c’est de se dépasser par le milieu!! Mais çaaaa paaaasssssse! Pour dormir la nuit, on se sent toujours en sécurité dans le Camion. Aucun problème pour trouver de l’eau, essentiellement dans les stations-service.

Merci pour vos commentaires!! Nous les lisons toujours avec grand plaisir.

Vous pouvez aussi voir notre parcours sur l’onglet “voir l’itinéraire“.

Voici la nouvelle charade de Mathilde. Un peu plus facile (no comment !) …! Pour répondre à la charade, vous pouvez envoyer un mail à Mathilde : mathildepourat{@}gmail.com. Svp, merci de ne pas répondre aux charades dans les commentaires : c’est trop facile après pour ceux qui ne trouvent pas, lol!!

Par ailleurs, en cliquant sur la page « le coin de Mathilde » vous pouvez découvrir un de ces fabuleux tour de magie qu’elle travaille toute seule pendant que nous roulons sur les routes d’Europe!

Charade de Mathilde :

Mon premier on y passe toute la nuit dedans.

Mon deuxième est le deuxième pronom personnel du singulier.

Mon troisième est la première lettre de l’alphabet.

Mon quatrième c’est l’endroit où les oiseaux pondent leurs œufs.

Mon tout est le dernier de nos Pays Baltes.

A vite !

Tallinn – Trouvailles et retrouvailles bis!

Tallinn, 21h30. On débarque. Le paquebot était énorme et sa gueule engloutissant camions, voitures et camping-car gigantesque !

Tallinn est lumineuse. On remplit les bouteilles de gaz (LPG, inexistant en Finlande), on fait le plein d’eau, un repérage à l’aéroport et on attend Charlotte en observant du coin de l’œil quelques alcolos bien imbibés.

23h30… Notre Belle Grande!

Lundi matin, Mathilde vient me voir : « Maman, j’ai un truc qui coule de l’oreille… » Ah, ben oui, c’est du sang… 🙁 La matinée est consacrée à la découverte de l’hôpital pour enfants de Tallinn. Verdict : très bien et le tympan percé, gouttes et antibiotiques. Mathilde n’a pas mal et semble ne pas avoir perdu l’audition.

On se balade ensuite dans le centre-ville avant de prendre la direction du nord de Tallinn invités chez Olga et Priit Pärn, tous deux artistes de renom dans la peinture, l’illustration et les films d’animation. Avec Olga, c’est une longue histoire : je l’ai rencontrée à Valence (26) en 2001. Elle faisait une formation à l’école d’arts de la Poudrière. Elle s’est beaucoup occupée de Charlotte petite et est l’auteur de toutes les illustrations de mon univers de conteuse (site, Cd, affiches, plaquettes….) et de notre magnifique logo/dessin Pouratlefaire! Ce sont de belles retrouvailles car si on travaille depuis longtemps ensemble, on ne s’est pas revues depuis… 15 ans!

On est accueillis comme des rois, la soirée est magique et joyeuse !

Mardi. Quelques rayons de soleil. On arpente la vieille ville, pavé par pavé. On découvre les tartes au fromage ‘hatsapuri’ et les raviolis ‘kibaki’, bons ! Peut être un poil roboratif…? Le soir, on teste une taverne-cave et les bières locales.

Mercredi. Musée maritime. Fait un temps affreux! Non, un temps parfait pour un musée! On visite un brise-glace, des bateaux de guerre, un sous-marin ; on se prend quelques instants pour des officiers de marine ou petits mousses ; on imagine les mots cachés dans des bouteilles à la mer…. Bref, on recommande vivement cet espace riche et hyper design !

Le brise glace, vue d’ensemble et vue de ses entrailles !

Bateaux de guerre.

Le sous marin.

Bouteilles et mots (doux?)

Jeudi. Contes et emplettes. Le matin, RDV pour moi à l’Institut Français. Je conte pour un groupe d’environ 50 ados de 12 à 15 ans. L’équipe de l’Institut est super et c’est bien agréable d’échanger nos expériences.

L’après-midi, on flâne en famille, on fait quelques achats (un sac pour la grande et un joli mouton pour ma future création, il est tout doux, j’adore!) et on emmène Charlotte à l’aéroport. C’était bon, court, intense… What better ? Longer!

Le soir, invités par Virginie de l’Institut Français, on profite d’une french-rencontre très sympathique dans un café branché de Tallinn. Incroyable : on comprend tout ce que les gens disent !!!?

Vendredi. Il pleut. Je raconte à l’école européenne de Tallinn. Pour les maternelles et pour les ados. Encore un bon moment de partage. Les jeunes parlent tous anglais couramment. Une de mes histoires de Nassreddin est traduite en direct par une jeune canadienne. Joli cadeau !

Fin de journée, on reprend la route après 5 jours à Tallinn.

C’est une ville sympa. Néanmoins, ses commerçants mériteraient d’être plus agréables. Arracher un sourire est un tour de passe-passe, se faire servir avec amabilité au resto-café-kiosque, un tour de magie, recevoir un ‘bonjour‘ en retour du nôtre, un tour de force…

Charade de Mathilde :

Mon premier est une note de musique.

Mon deuxième est une boisson que l’on boit à 16h.

Mon troisième est un mois où on fait ce qu’il nous plaît.

Mon quatrième est le verbe dire conjuguer à la première personne du singulier.

Mon cinquième est une voyelle avec un accent aigu.

Mon sixième est un synonyme de vallée.

Mon tout représente Tallinn.