Australie – 12 mars 2020 – 20 mars 2020

Bienvenue à Ron!

Voilà le sol australien !!! Si loin…

Douanes bien passées (j’avais un peu peur a cause des 2/3 coquillages emportés) et nous voilà dans le bus, direction chez John, un monsieur qui nous héberge 2 nuits en woofing. On est très contents de cette solution humaine et économique car le logement est très cher en Australie. Chez John, c’est rudimentaire et comment dire, pas très aéré (?!) mais ouvrir sa maison n’est pas donné à tout le monde, alors on apprécie!

On retrouve des le lendemain Laura qui nous a hébergé à Singapour ! Hasard elle avait des RDV à Perth !

On passe les jours suivants à chercher une voiture. On veut un 4*4, avec une tente de toit. Des voyageurs rencontrés nous ont dit que c’était facile, qu’il y en avait plein pour pas chers. Alors , oui, y’en a des pas chers, mais soucis mécaniques garantis… Finalement, après 4 jours de recherches intensives (on a vu 8 véhicules !), on fait affaire avec Denis, un jeune allemand. C’est un Toyota Landcruiser V6 de 1999 avec 260 000km. Mathilde le prénomme « Ron ».

Le garagiste qui nous vérifie le véhicule avant notre départ, nous dit qu’on a une ´very good car’!

Ron n’est pas équipé, on passe alors encore deux jours à découvrir magasins de bricolage, camping, et automobile pour  être autonomes et réparer les petits trucs. On achète à deux autres jeunes allemands, tente de toit, chaises, table, glacière ! On remplit Ron de couscous et de pâtes (pillées dans les grands magasins mais pas dans les petits commerces). On est au top!

Entre temps, un peu perdus dans le bus, on a rencontré Nicholas. En lui achetant les billets, il entend que je suis française (quelle fine oreille tout de même LOL !) et me demande si on a besoin de quelque chose. Je lui dit oui : « une voiture et une chambre »! Il me répond « de voiture je n’en ai pas mais une chambre oui ! Vous êtes les bienvenus! ». C’est comme ça que nous avons passé six nuits chez Nicholas. Mathilde est aux anges, dès le premier soir, elle lui fait des crêpes!!! Le courant passe bien entre nous et c’est un magnifique échange tout au long de cette semaine. Xavier aide Nicholas en bricolage, Mathilde et moi faisons des bons petits plats, on mange aussi quelques hamburgers au resto. Nicholas est Mauricien, il vit en Australie depuis 17 ans. Il connaît bien la ville, ses conseils sont précieux !

Les Australiens sont hyper gentils. Toujours prêts à aider, toujours souriants, quelle leçon d’entraide !

On décide de rester nos trois mois en Australie. La France est bloquée, il n’y a quasiment plus de vols, cela laisse 11 semaines pour voir ce qu’il se passe. Ici tout fonctionne, les gens vont et viennent. On fait très attention, on se tient loin, on désinfecte nos mains. Dans le WA (Western Australian) il n’y a que quelques cas, et les états viennent de fermer les frontières du pays et des états entre eux (il y a cinq états en Australie). On ne va donc pouvoir circuler que dans le WA. Mais c’est si grand!! On a bien choisi notre coin!

On décide de partir vers le nord. Plus chaud.

Voilà, tout va bien, même si, on ne le cache pas, on a quelques angoisses… Pour vous, pour le monde… Pour rentrer… ? On ‘pourat’ peut-être pas, mais avec Ron, on n’a peur de rien! Et on est inscrits sur le site Ariane… Ils viendront nous chercher en Jet!

Take care.

Charade de Mathilde

Mon premier est la plus belle chose au monde.

Mon deuxième est un habitant de la Russie.

Mon tout contamine toute la planète !

Infos pratiques

  • beaucoup de liaisons bus à Perth. Facile. Une carte familiale (4 personnes) est en vente à 13,60$ et permet de circuler partout et toute la journée.
  • Un garage génial à Fremantle : Turners Garage. Très compétent. On recommande !
  • Un garage où on parle français et qui a des voitures à vendre : Backpacars
  • Réseau Telstra pour la téléphonie.
  • applis top! : WikiCamps campermate fuelmap

Direction Asie – 1er décembre 2019

Hip hip hip Pourat 2 !!

Et voilà ! C’est reparti ! Et sous la pluie, s’il vous plaît !!

On a bouclé nos valises et sacs (17kg pour Xavier, 7 kg pour Mathilde, 12kg pour moi) non sans mal et sans compter les aller-retours!

On a réglé les derniers détails techniques et administratifs : mises à jour de l’informatique (liseuses, Mac, iPod, disques durs…), dernier vaccin (typhoïde), constitution de la trousse à pharmacie, couture (merci Huguette qui nous a confectionné des poches secrètes dans nos pantalons !), traitement anti-moustiques des sacs à viande et chemises manches longues, impression de papiers importants (visas, reservations), vidange du Camion, changement de banque et annulation de nos CB, traitement du courrier et le gros morceau : assurances ! C’est un chapitre à part entière… Après des mois de prise de renseignements, d’hésitation, d’échanges, après 3 devis et de nombreux appels, nous avons décidé de souscrire à Chapka pour 7 mois. L’assurance specialiste des voyages garantie la prise en charge à 0€ (ils remboursent les frais sans démarche auprès de la Sécu), prend en charge le rapatriement anticipé, le vol de bagages etc… On part sereins et on croise les doigts pour ne pas avoir à faire à eux malgré leur disponibilité.

On a passé 2 semaines à courir un peu partout, à faire le plein de copains, de famille et à se régaler de bons petits plats façon Pourat! Merci à tous pour votre accueil !

On est contents de démarrer cette nouvelle aventure. Contents aussi de retrouver le rythme du voyage. Incroyable comme, en 15j, on a été happés par le speed du quotidien !

Départ de Lyon, Charlotte nous emmène.

Première destination : Siem Riep au Cambodge pour découvrir les Temples d’Angkor via Bangkok ! (D’ailleurs on est bien arrivés !!)

Y’a plus qu’à PROFITER!

Charade de Mathilde :

Mon premier est un jeu qui tient dans la main et qui a 6 faces.

Mon deuxième peut être en tube, en bâton, liquide ou solide. Je m’en sers à l’école.

Mon troisième est la première lettre de l’alphabet.

Mon quatrième est un pronom personnel à la première personne du singulier.

Mon tout est la première fois pour moi!

France – 07 novembre – 1er décembre 2019

Douce France, le pays de mon enfance….

On grimpe, grimpe jusqu’à Thollon-les-mémises, au dessus d’Evian, en Haute-Savoie. 1000m. La neige n’est pas loin. Gwenaelle, Jean-Luc et Chloé nous accueillent comme des princes avec méga raclette traditionnelle, croziflette et bonne humeur!! On ne s’est croisés que quelques heures au sommet d’un col en Norvège et pourtant on a l’impression de se connaître depuis longtemps ! Magie…

Jean-Luc offre une séance gommage aux phares du Camion. Incroyable, on y voit comme en plein jour !! C’est peut être pour ça qu’on n’a pas vu les moose en Finlande !

Les jours qui suivent sont consacrés à la famille : sur Ferney Voltaire, Chambéry, Grenoble. On fait aussi nos dernières emplettes.

Mi-novembre. L’arrivée chez nos parents est saluée par la neige. On est obligés de chaîner pour rouler! Comme beaucoup de Drômois, on tronçonne les arbres, les branches cassées par la neige. Dans notre camion, nous sommes les seuls à avoir à la fois de l’électricité, du chauffage et de l’eau!! Xavier part en renfort des équipes enedis à pied d’œuvre. 

C’est beau quand même !

On apprécie les retrouvailles, les repas en petits comités avec les amis, les bons petits plats, préparés avec amour rien que pour nous. Mathilde a dressé à sa grand-mère une liste de desserts impressionnante!! Elle fait le plein de copines et ne veut plus entendre parler de son lit dans le Camion !

On s’envole pour Bangkok le 1er décembre. 

On a adoré ces 5 mois en Camion. On a pris soin les uns des autres, on a composé, on a rit, joué, rêvé, rouspété parfois (ils diront « enfin, surtout toi, maman ! »). On a beaucoup échangé, dit nos ressentis, on s’est écoutés. On a appris la lenteur, le bonheur simple de prendre son temps, on a savouré le luxe de ne pas avoir de contraintes, d’être fainéants, pas pressés. On a découvert la chance de pouvoir vivre au jour le jour juste en écoutant nos envies, nos besoins. Chaque jour, on a profité, en mesurant notre chance. J’ai beaucoup pensé à ceux qui m’ont aidée à réaliser ce rêve. 

En arrivant, on s’est dit quand même qu’on n’avait pas vu le temps passer, qu’on avait l’impression d’être partis la veille, voire même pas partis…. On n’a pas dû s’échapper assez longtemps….?????

:))

PS : il y a eu une petite manip ratée sur le blog. L’article ‘Bilan’ n’existe pas. Mais merci pour vos petits mots d’alerte ! Vous êtes top réactifs !

Suisse – 31 octobre – 07 novembre 2019.

C’est bien ou bien?

Konstanz est à cheval entre l’Allemagne et la Suisse, les pieds dans l’eau de son beau lac. On le longe du côté Suisse. Les maisons ont des colombages, les jardins sont nickel, on sent tout de suite que tout est millimétré, calé, rangé, ordonné, sécurisé, contrôlé… C’est presque oppressant…

Fin de journée, on arrive aux chutes du Rhin. L’eau gronde! La billetterie est fermée, on va faire un p’tit tour. Petit ? On rentre au final trois heures plus tard! Jolie balade par-dessus les chutes via un pont de chemin de fer, le long des quais du bassin, dans le château et ses grottes (gratuit à partir de 19h! Quelle aubaine et on est pleinement seuls !). La puissance de l’eau est impressionnante même si on n’est pas à Iguazu!

(video ci dessous à lire en ligne sur le blog)

C’est un Halloween peu banal!

Le lendemain, il pleut (ah, encore… ? ben voui…). Devoirs, préparation asie, intendance.

Vendredi 2 novembre : on explore le Technoparc de Winterthour. Espace scientifique sur 3 étages pour découvrir en manipulant. Plus grand, plus complet, plus blindé et plus cher aussi que celui de la République Tchèque. 10h-17h, si avec ça on ne devient pas instruits et intelligents !!

Direction Zürich ! Bivouac en pleine nature sous de grands arbres. Mais le vent se lève et à minuit, bruits étranges sur le toit du Camion… Des branches tombent… Branle-bas de combat ! Le panneau solaire est en danger! On s’échappe mais on tourne un bon moment : il fait nuit, jamais simple de trouver un bivouac de nuit, et de plus, en Suisse tous les parkings sont réglementés : pas plus de 4h, de 6h… Or on ne joue pas en Suisse : amende assurée ! On finit par trouver un parking de station … d’épuration ! Très chic le bivouac (sic) ! Il fera bien l’affaire !

Zürich. Dimanche. Parking gratuit et tolérance sur le temps de stationnement. En face du Camion, le jardin des plantes. Énormes cactus… !

Le temps est couvert quand on part se promener, et bientôt c’est le déluge ! On rentre trempés ‘à la maison‘ et on fait des cookies !

Le lendemain matin, le soleil brille, on décide de refaire un tour en ville.

Après le déjeuner (dans le Camion, ici tout est hors de prix, la Norvège a trouvé un maître !), on prend la route vers Berne. Se garer est encore compliqué, on trouve une place pour bus, limitée à 2h, mais avec l’aval de la police, on peut y rester sans se faire prûner! 2h c’est court et il fait nuit, on sort nos trot’. Étonnante Berne et ses belles arcades, ses caves cachées, ses boutiques de luxe emplies de fines marchandises. L’horloge est magnifique, les jeux de lumière mettent en valeur façades et rues. 2h bien plaisantes et on rentre inextremis : il se met à… pleuvoir !!

On roule 30 min pour bivouaquer au pied d’un hermitage à visiter. Fait frisquet!

Le lendemain, grosse déception : l’hermitage est fermé depuis 3 jours. Pas de chance. On descend sur Gruyère. Le temps est clair. Le château nous appelle !

La visite est très sympa. Une vidéo très poétique relate l’histoire du château (et en français !!!), Mathilde a une énigme à résoudre, quelques rayons de soleil traversent le chemin de ronde. Ça nous plaît !

On va ensuite à la fromagerie pour dégustation. Et comme pour le gouda à Gouda, on découvre le goût du vrai gruyère à Gruyère !

La Suisse, c’est bien ou bien? C’est finit surtout! On file en France chez Gwenaelle, Jean-Luc et Chloé rencontrés sur la route des Trolls en Norvège. Je suis un peu soulagée. J’ai stressé : peur d’être en faute tout le temps et puis c’est décidément trop cher!

Charade de Mathilde :

Mon premier recouvre mon corps.

Mon deuxième est un meuble pour dormir.

Mon troisième est l’action de couper du bois.

Mon tout fait respecter la loi (surtout en Suisse!)

 

République Tchèque – 10 octobre – 18 octobre 2019

Un automne mordoré.

L’usine Arcelor Mital est notre première étape en République Tchèque. Les frontières sont ouvertes, les postes frontières vides, en roulant de nuit, on ne s’est pas tout de suite rendu compte que nous avions quitté la Pologne. Comme dit sur l’article précédent, si vous passez par là, le musée des sciences est à faire !

Le lendemain, on prend la direction de Prague par les petites routes. On a envie de campagne, de lenteur. Les couleurs de l’automne sont magnifiques dans cette région de forêts de chênes et d’acacias.

On apprendra plus tard qu’il faut une vignette pour les autoroutes Tchèques. On a aussi besoin urgemment d’une ‘laundry’! On a une autonomie de 15j de linge propre et la date fatidique de la journée sans culotte arrive ! On repère une laverie à l’extérieur d’Olomouc. Mais couac quand on arrive : il faut de la monnaie tchèque, et on n’a pas un sou… C’est alors qu’un monsieur jaillit du bureau adjacent à la laverie pour voir qui sont ces olibrius en Laika qui se sont garés sur son parking ‘privat’ ! Très vite, le courant passe et avec une extrême gentillesse, Martin nous change des euros et nous donne de la monnaie! On sort alors notre cafetière, nos chocolats français et belges au milieu des automatismes de portails, de barrières et de caméras de surveillance! Un coup en anglais, un coup en allemand et un coup en langue des signes (façon Xavier), on papote avec Martin et Peter son associé fraîchement arrivé. Quel moment extraordinaire ! Mathilde leur offre un tour de magie, Martin lui fait cadeau d’un joli stylo. Cette rencontre est l’arc en ciel de la journée ! Machines faites, on repart heureux! Surtout, on prend conscience de la chance d’avoir grandi et d’être dans une république libre, quand Peter, ému, nous dit qu’une rencontre comme celle que nous venons tous de vivre était impossible il y a de cela quelques années… Salut Martin et Peter et bienvenus chez nous, quand vous voulez !! 🙂

Sur la route de Prague, on dort une nuit au pied d’une station de ski (y’a plein de rosés des pré ! Délicieux !), une nuit au bord d’une rivière. On s’arrête un moment pour observer des passionnés de modélisme. Les avions sont très beaux. L’un d’entre eux lâche des petits parachutes ! Xavier et Mathilde en récupèrent deux que le propriétaire ne veut pas. Ces petits parachutes deviennent dès lors objets de jeux et de mille et une histoires! Capitaine Blue et Capitaine Red sont aux commandes !

(vidéo ci dessous !)

Prague. On choisit la sécurité et la tranquillité d’esprit : on se gare sur un parking payant et surveillé. Les gardiens sont adorables et offrent des bonbons à Mathilde.

Prague est très touristique. Il y a du monde partout ! Tout est beau mais très vite on s’y sent moins bien qu’à Cracovie. La cité est un haut lieu de l’art de la marionnette et plus que les musées, on a envie de découvrir ça ! Billets pris pour la flûte enchantée version marionnettes ! Beau spectacle, public chinois mais très respectueux (j’ai eu un peu peur au début !).

Les deux jours suivants, on déambule dans les rues, sur les ponts et quais de la ville.

Vous avez remarqué? Il ne pleut pas!!!! 🙂

Dégustation de trednik ou tredlo. C’est une pâtisserie tchèque qui se mange nature, au chocolat, à la confiture ou encore accompagnée de glace. Qui peut le moins, peut le plus, on choisit la totale : avec fruits et glace!! Miam!

Trois jours à Prague nous suffisent. On retrouve la campagne tchèque avec plaisir.

Tour d’observation de la campagne! On y fait quelques essais de lancers de parachute!

Seuls, comme souvent!

On se régale dans le restaurant/brasserie Chodovar à Chodova Plana, trouvé grâce aux précieux conseils glanés sur l’application P4N. Toutes les spécialités tchèques et pintes de bière à des prix doux (1,5€ la pinte!) !

Jambonneau! Oui oui, il a tout mangé!

Spécialités que l’on retrouve dans presque tous les plats : chou et boulettes de pain en tranches (sic!) !! Demi-canard, et oui, j’ai aussi tout mangé !!

À Pilsen, on découvre l’art du brassage de la bière chez Pilsner Urquell. Petite brasserie en 1842, l’entreprise est devenue aujourd’hui internationale (et japonaise ! sic!). Visite sympa et intéressante mais bière amère !

La ville de Pilsen est jolie, visitée en trottinette !

(en vidéo ci dessous)

Kilomètres après kilomètres, on arrive doucement en Allemagne. Je conte à Bayreuth le samedi 19 octobre, puis à Bamberg et Munich. Ces quelques jours en République Tchèque sont sous le signe de la gentillesse, du sourire et la douceur de vivre.

Pendant ce temps, notre grande Charlotte commence son stage à Grenoble!

Charade de Mathilde :

Mon premier est une note de musique.

Mon deuxième est le verbe puer à la première personne du singulier.

Mon troisième est la traduction du mot “vue” en allemand.

Mon quatrième est la traduction du mot “vérifier” en anglais.

Mon tout est le treizième pays de notre voyage en tour du monde.

mathildepourat(arobase)gmail.com

Envoyez moi la réponse!! 🙂 bisous!

Pologne – 26 septembre – 10 octobre 2019

Une terre foulée par le meilleur et le pire de l’Homme.

Cześć! On a essayé 100 fois de dire correctement ‘bonjour’ en polonais, peine perdue !!!

Première étape dans ce pays : vidange ! On trouve une ferme sur la route où l’on s’installe pour quelques heures de bricolage (histoire de ne pas perdre la main!).

On en profite pour acheter du fromage tout frais, caoutchouteux et immangeable comme ça pour nous, mais goûteux, grillé sur tes tartines ! Encore une fois, on apprécie notre four!

Direction Frombork, au bord de la mer Baltique.

Le long de la frontière russe, la campagne est belle, verdoyante (il pleut, pour changer !). Ici, pas de ‘moose’ risquant de traverser la route mais de beaux ruminants, des renards et des chevreuils !!

Frombork est une petite ville de villégiature estivale et en cette mi-saison, il y a peu de vie. Colossale cathédrale de briques rouges, petit port et maison de Nicolas Copernic ! Saviez-vous que la Terre n’est pas au centre de l’Univers…?

Mathilde, grande magicienne, nous fait faire un beau tour de passe-passe! C’est sur sa page « le coin de Mathilde ».

Sur la route de Gdansk, on part à la chasse aux … bolets ! Quel régal !!

Gdansk. Plus grand port de Pologne. On est tout de suite charmés. Les couleurs pastels et l’architecture travaillée des façades et bâtiments civils et religieux, les vieux quais, les places pavées, les arches royales, l’ambiance détendue, l’ambre à l’honneur, la grande roue, le bateau pirate (un peu kitch), les sourires.

On y reste 4 jours, bien garés sur le parking de la marina de la police à deux pas du centre ville. J’y souffle ma bougie d’anniversaire par un beau jour de pluie, en mangeant un gâteau polonais à l’allure affriolante mais au goût chimique ! Comme quoi, « l’habit ne fait pas le moine » est aussi un adage valable pour les gâteaux !!!

Varsovie. On a fait l’étape en deux jours. On n’aime pas trop rouler des heures… On bivouaque en campagne, un peu de verdure et de calme après la ville. L’après-midi de notre arrivée, on ouvre nos parapluies pour arpenter le centre ville ancien.

 

Heureusement, le lendemain, le temps est plus clément. On fait la connaissance de Marie Curie, très sympa ! Mathilde fait un peu de physique dans sa maison natale. Et puis aussi Frederic Chopin. Avec lui, de prime abord cela semble plus simple, mais quand on essaye de faire comme lui, c’est pas de la tarte! On écoute ses œuvres jouées par l’organiste dans la Cathédrale, c’est très envoûtant.

La statue de Fred’chop’

En vidéo un morceau en direct live!

Varsovie après Gdansk nous paraît plus terne. La ville a été détruite pendant la guerre. Elle est belle mais on est moins touchés.

Le jeu là c’est : trouvez Mathilde!

Cracovie. Transit tranquille en deux jours. On se gare au pied du Château de Wavel, en plein centre ville, aux abords de la piste cyclable qui longe la Vistule, le fleuve polonais.

Jeu, idem, trouvez le Camion, vue prise du Château !

Premier petit repérage de nuit et fascination instantanée ! Les châteaux, églises, hôtels particuliers, rues, statues, fontaines sont admirablement éclairés et révèlent une noble beauté. Petit bémol : ça caille !

On passe 4 jours à découvrir la ville. Mathilde apprend à faire des sucettes,

on déguste les pierogis (raviolis polonais délicieux – notre coup de cœur, la taverne Kuchni Babcimaliny),

on va boire un café dans une ludothèque où l’on rencontre Caroline et Arthur avec leur petit Louis de 18 mois, un couple franco-polonais fort sympa ! (Arthur m’offre même une comptine polonaise, quelle chance!),

on fait des expériences/jeux dans le grand centre commercial,

on déambule dans le quartier juif, on visite le musée Schindler (on recommande! La visite on veut dire, parce que Schindler, il n’a pas été qu’un enfant de cœur…),

on parle beaucoup de la 2ième guerre mondiale et des nazis, on admire le château et son dragon,

on re-goûte les pierogis (15€ le repas pour 3!), et on trottinette !

On est impressionnés par le monde qu’il y a! Même hors saison. Il est certain que le tourisme représente à Cracovie une vraie économie. Qu’importe ! Pour un long week-end c’est une super ville à faire, il y en a pour tous les goûts!

Je conte en Allemagne le samedi 19 octobre. On a 15 jours devant nous. Vienne en Autriche nous tente. Mais c’est presque 700 km de plus, beaucoup de route pour trois jours sur place car on veut absolument passer par Prague. Par ailleurs entrer dans Vienne en camping-car semble compliqué. On fait donc le choix de ne pas aller en Autriche.

A quelques kilomètres de Cracovie, on visite la mine de sel de Wieliczka, accompagnés par une guide francophone. Notre groupe est petit : on est 10, c’est parfait ! La mine est impressionnante : 324 m de profondeur répartis sur neuf étages soit la Tour Eiffel à l’envers! On ne peut aller que jusqu’à 135m et on ne voit que 1 % de la mine et pourtant la visite dure trois heures!

Statues de sel.

Cathédrale.

Tout est en sel, si! si!

Charpente pour soutenir les cavités gigantesques.

Tranquillou, on prend la direction de Prague. À 1h de Cracovie, on s’arrête à Oswięcim, plus connu sous le nom allemand : Auschwitz (camps de concentration et d’extermination). Pendant que Mathilde reste en autonomie avec l’ordi et un choix de films dans le Camion, on suit un guide francophone. Il y a beaucoup, beaucoup de monde. Entre autres, des bus entiers de lycéens. C’est difficile de parler de cette abomination ici et de notre ressenti, les mots sont trop petits. Mais on est contents d’y être allés, pour transmettre et ne pas oublier.

89km et on arrive à Ostrava. Dans cette cité industrielle, la fonderie Arcelor Mital trône comme une vieille reine. Aujourd’hui arrêtée, la fonderie a été transformée en centre des sciences et musée. On y passe la journée ! Des heures à faire des expériences, à manipuler, à découvrir. Un régal!

Vidéo tour de roue, ci dessous.

Pour voir la vidéo de Mathilde, apprentie reporter, c’est sur sa page!

Ce séjour de 10 jours en Pologne est riche. On s’y sent bien. Les polonais sont agréables, souriants, avenants. Pays à priori peu attirant sur le papier, il est en fait plein de surprises et de ressources!

Charade de Mathilde. Attention, il y a plusieurs mots! 😉

Mon premier est le contraire de triste.

Mon deuxième est le contraire de tard.

(espace)

Mon troisième est le total de 2×1.

(espace)

Mon troisième est une onomatopée utilisée pour décrire un objet qui se casse.

Mon cinquième est indispensable à la vie  pour tout être de la terre.

Mon sixième est le contraire de mort.

Mon tout il n’en reste qu’un bout de mur.

“Those who do not remember the past are condemned to repeat it” George Santayana

Finlande – 02 septembre – 08 septembre 2019

Trouvailles et retrouvailles !

Helsinki. Les grands-parents arrivent ! C’est bon de se voir! Retrouvailles joyeuses !

Helsinki est une ville « neuve », moderne, aérée. On la visite en tour-bus, en bateau, en trottinette et à pied ! Il pleut souvent mais on arrive à passer entre les gouttes ! On navigue avec le Camion entre le port commercial où l’on dort le soir (et où on admire la magnifique fresque qui entoure un chantier) et le quartier de l’hôtel. On déjeune ou pique-nique en ville à midi (délicieuse friture sur le marché en plein air entre autre) et le soir, on déguste à l’hôtel les poissons pêchés en Norvège (lieu noir, cabillaud).

Place du Sénat – Jeu : trouvez Guy & Mady!

Les fresques du chantier, je n’ai pas pu tout prendre!

On a reçu par porteur-Pourat un délicieux pain de L’Artis’Anne ! Et là, je ne sais pas qui est la star : Xavier ou le pain?

Forteresse de Suomenlinna.

Au marché du port, on fait quelques trouvailles pour ma future création contes. Helsinki, c’est aussi pour moi les retrouvailles avec mes histoires : je conte à l’Ecole européenne et au Lycée Franco-Finlandais. 7 séances de la maternelle au CE2. 150 enfants. Un régal!J’ai récolté aussi de jolies comptines finnoises !

 

Le dernier soir c’est restaurant (Ateljé Finne – Arkadiankatu 14) ! Il a fallu un peu insister pour qu’ils nous accueillent à 7, ce qui nous étonne car le resto est loin d’être plein…. La serveuse est adorable mais speed et toujours en train de s’excuser de nous faire attendre entre les plats. « Sorry, so sorry… ». Arrivent les desserts et là surprise : elle en amène 3 à Mathilde pour s’excuser du retard service. On finit par comprendre qu’en Finlande, il est inadmissible d’attendre entre les plats, que le service doit être très très rapide ! Mais, don’t worry :  on est Français, on a le temps, on a envie de le prendre, on passe une excellente soirée et on se régale !

Quelle rigolade !

Le dernier jour, on emmène nos parents dans un parc naturel comme les affectionnent les finlandais : forêt, lac, balade, sauna, buffet-soupe au snack.

Après avoir déposé nos parents à l’aéroport, nous repartons au port d’Helsinki pour prendre un ferry direction Tallinn. Bye-bye la Scandinavie. 3h de traversée et à l’arrivée, plein gaz sur … l’aéroport estonien : Charlotte arrive à 23h30!

Bilan de la Finlande. Un beau pays de forêts et de lacs où la nature est reine. On a ressenti globalement les Finlandais froids et peu accueillants. A refaire sur nos 10 semaines en Scandinavie, on consacrerait une semaine pour découvrir Stockholm et une semaine/10jours pour monter au cap nord et profiter plus de la Laponie. On aurait pu traverser la Finlande facilement en 15j. Mais c’est ainsi, on a bien profité, pas de regret !

Charade de Mathilde :

Mon premier est une trace que les hommes laissent derrière eux.

Mon deuxième est au bout du postérieur d’un chat chien cheval …….

Mon troisième est le contraire de laid.

Mon tout nous permit de rejoindre Tallinn.

 

Quelques jours à Amsterdam et environs.

Pays Bas du 17 au 23 juin 2019.

A Amsterdam, on cultive les vélos, les façades penchées, les rues pavées, les ponts en briques, les barques en bois et les tulipes!

De partout, dans la rue, les magasins, et surtout dans le camping, cela ne sent ni le kebab ni la merguez mais … la beuh !!!! (remarque ça change !) On en respire tellement que Mathilde a entendu un canard aboyer !!! Il n’aurait pas fallu rester plus! (Et non, pas la peine de demander si on a testé par nous mêmes! La réponse est non de non! J’avais déjà testé y’a 20 ans dans cette même place et cela ne m’avait pas du tout, du tout, du tout réussi !!! 😜 )

Flâneries dans les rues.

Découverte par bateau des canaux.

Musée Maritime.

Cours d’histoire.

Dégustation (?!)

De parfaits touristes et heureux de l’être ! On est tellement bien tous les cinq que Guy et Mady décident de rester avec nous un jour de plus.

Au Pays-Bas, on cultive aussi les éoliennes et les giboulées ! On n’est pas assailli pas la chaleur (moy de 18 degrés) et on dégaine nos parapluies plus vite que Dupont & Dupond!

A l’aveuglette, on arrive à Urk, au nord est d’Amsterdam. Adorable port de pêche implanté dans une région inscrite au patrimoine mondial de l’unesco. Les bateaux sont en bois et bigarrés.

Guy et Mady nous disent bye-bye après avoir dégusté des fish and chips hors pair ! (Enfin, pour ceux qui la connaissent, Mady a quand même tordu le nez!).

Nous voilà tous les trois. Premier bain de mer pour Xavier (l’eau est chaude, si! si!), barbotage pour Mathilde, et moi, je bade.

Et quand on a besoin de se débarbouiller, qu’est-ce que l’on trouve sur le chemin? Un super savon Gaia!

De sauts de puce en sauts de puce, nous avons suivi la digue du nord. C’est beau ce plat pays!

Profite de l’instant présent.

Pourat partis!

Larguez les amarres, mettez les voiles, lâchez les freins, appuyez sur la pédale, attachez vos ceintures, mettez le turbo, souquez ferme. Start! Feu! Go! Partez Pourat!

Première grosse étape : Bruxelles ! (prononcer Brussels)

Ça se dit « voyage pluvieux, voyage heureux ?? »

On vous embrasse !

On Pourat le faire

Après 30 mois de préparation, le jour J !

Bien sûr, on n’est pas à fond pendant 30 mois ! Les premiers temps, on se renseigne, on s’informe, on lit, on guette, on zieute… Puis on se met en action ! On prend des rendez-vous, on fait des papiers, du bricolage, du tri, du rangement, des papiers et encore des papiers et des rendez-vous, encore des rendez-vous. Enfin, on sprint, en apnée jusqu’au jour J !

Le jour J, le voilà ! Et on l’a tellement attendu, qu’on n’y croit pas trop… On ne réalise pas vraiment… Et sincèrement, la dernière ligne droite est tellement intense, qu’on est épuisé ! Mais heureux, chanceux, joyeux, excités et regorgeant de positivisme !

Notre départ se fait en douceur. Guy et Mady (les grands-parents maternels) nous accompagnent la première semaine. Direction Bruxelles, où on retrouve notre Grande Fille Charlotte, en fin de deuxième année d’études.

Le Camion ronronne, on roucoule…

Oui c’est certain, on Pourat le faire !